Un billet de Nicolas Gagné
Chen Ming, “On Confucianism as a Civil Religion and its Significance for Contemporary China”, Chinese Contemporary Thought 44.2 (winter 2012-13): 76-83. Texte original publié en 2009.
On retrouve très peu d'information biographique en ligne à propos de Chen Ming. L'article nous apprend qu'il est professeur au département de philosophie à l'Université normale de la capitale, à Beijing.
Chen pose clairement sa question dès la première phrase de son texte: quel rôle devrait jouer le confucianisme dans la Chine contemporaine? Pour y répondre, il mène notamment une étude sémantique du concept de « religion civile » et une brève exploration du rôle du confucianisme dans l'histoire chinoise.
La conclusion de l'auteur est que le confucianisme devrait devenir la « religion civile » de la Chine. Il rejette donc les deux orientations principales des penseurs confucéens contemporains: soit ériger le confucianisme en religion d'État (Jiang Qing, Kang Xiaoguang), soit l'écarter du domaine public pour en faire une religion purement personnelle, confinée à la vie privée (He Guanghu, Tang Wenming).
2016/02/23
Jiang Qing, “Blessed are the Meek and the Peacemakers”
Billet de Vincent Perron
Jiang Qing, “Blessed are the Meek and the Peacemakers,” Contemporary Chinese Thought 44.2 (Hiver 2012-13): 39-60. Text original publié en 2011.
Né en 1952, Jiang Qing s’intéressa vite aux religions occidentales et orientales, et étudiera le nouveau confucianisme du 20e siècle qui tentait de se mélanger aux idéaux de démocratie libérale. Connaissant très bien les classiques confucéens, il décida après les événements de 1989 à chercher une solution aux problèmes de la société chinoise. La thèse qui suivit sa réflexion est que les idées de démocratie, liberté et égalité qui viennent de l’ouest ne se pas compatible avec la culture chinoise. Il fonda en 1996 l’académie de Yangming où il enseigne une éducation confucéenne à ses élèves.
Dans l’entrevue qu’il accorde à Ren Zong, un ami de Jiang Qing qui a enregistré ses réponses, il est d’abord invité à réagir sur la construction d’une église près du tombeau de Confucius dans la région sacrée de Qufu. Il compare ce moment à l’époque de la révolution culturelle qui fut aussi un moment très dur pour la région. Jiang Qing se défend d’être contre le christianisme, il dit même qu’il faut s’inspirer de la dévotion et de l’esprit de charité de cette religion dans le confucianisme.
Jiang Qing, “Blessed are the Meek and the Peacemakers,” Contemporary Chinese Thought 44.2 (Hiver 2012-13): 39-60. Text original publié en 2011.
Né en 1952, Jiang Qing s’intéressa vite aux religions occidentales et orientales, et étudiera le nouveau confucianisme du 20e siècle qui tentait de se mélanger aux idéaux de démocratie libérale. Connaissant très bien les classiques confucéens, il décida après les événements de 1989 à chercher une solution aux problèmes de la société chinoise. La thèse qui suivit sa réflexion est que les idées de démocratie, liberté et égalité qui viennent de l’ouest ne se pas compatible avec la culture chinoise. Il fonda en 1996 l’académie de Yangming où il enseigne une éducation confucéenne à ses élèves.
Dans l’entrevue qu’il accorde à Ren Zong, un ami de Jiang Qing qui a enregistré ses réponses, il est d’abord invité à réagir sur la construction d’une église près du tombeau de Confucius dans la région sacrée de Qufu. Il compare ce moment à l’époque de la révolution culturelle qui fut aussi un moment très dur pour la région. Jiang Qing se défend d’être contre le christianisme, il dit même qu’il faut s’inspirer de la dévotion et de l’esprit de charité de cette religion dans le confucianisme.
Jiang Qing, « Le confucianisme de la « Voie royale »
Billet de Diana Malyutina
Jiang Qing, « Le confucianisme de la « Voie royale », direction pour le politique en Chine contemporaine », ExtrêmeOrient/Extrême-Occident [En ligne], 31 | 2009.
Jiang Qing est un nouveau confucéen qui est surtout connu pour critiquer le nouveau confucianisme dans le système politique chinois, comme il est question dans le texte étudié. La démocratie est aujourd’hui, particulièrement suite à la Guerre Froide, considérée comme le régime préferable en Occident mais Jiang Qing arrive à prouver le contraire en le comparant avec la « Voie royale » et démontrant ses défauts. Ceux-ci se manifestent principalement par le fait que la démocratie se caractérise comme un pouvoir dominant basé sur les intérêts immédiats du peuple et est mis en place par la majorité, le vote, ainsi ignorant le reste des avis. Prenant plus particulièrement l’exemple du modèle américain, il démontre que le système actuel manque de légitimité « sacrée » ou le « Ciel » qui fait partie de la Voie Royale. Celle-ci est également constituée de la « terre », soit l’histoire et la culture du peuple et « l’homme », soit la volonté et souveraineté du peuple. Selon lui, l’absence de ces trois critères dans un gouvernement baisse non seulement sa légitimité mais est aussi éfficace qu’à court terme car la démocratie a tendance à davantage se fixer sur le désir primaire du peuple sans prendre en compte la culture du pays et les anciennes pratiques gouvernementales pour pouvoir évoluer vers le meilleur à long terme.
Il faut cependant selon lui également prendre en compte l’importance de l’équilibre entre ces trois légitimités dans la mesure où l’autorité de un seul ne pourra être que nocif pour le pays et le peuple, générant ainsi une fragilité constante du régime imposé. La démocratie est, comme il explique, à base d’une conception intellectuelle tenant sur un contrat social, en manque de profondeur issue de l’histoire du pays qu’il considère indispensable pour la gouvernance de celui-ci.
Jiang Qing ne rejette pourtant pas totalement la démocratie car autant qu’il puisse démontrer que la Voie royale est supérieure à la démocratie, il est acceptable est même favorable pour le peuple d’en être renseigné pour donner son avis car telle est la légitimité de l’homme faisant partie de la Voie royale et l’ignorer serait contradictoire à ses propos.
Jiang Qing, « Le confucianisme de la « Voie royale », direction pour le politique en Chine contemporaine », ExtrêmeOrient/Extrême-Occident [En ligne], 31 | 2009.
Jiang Qing est un nouveau confucéen qui est surtout connu pour critiquer le nouveau confucianisme dans le système politique chinois, comme il est question dans le texte étudié. La démocratie est aujourd’hui, particulièrement suite à la Guerre Froide, considérée comme le régime préferable en Occident mais Jiang Qing arrive à prouver le contraire en le comparant avec la « Voie royale » et démontrant ses défauts. Ceux-ci se manifestent principalement par le fait que la démocratie se caractérise comme un pouvoir dominant basé sur les intérêts immédiats du peuple et est mis en place par la majorité, le vote, ainsi ignorant le reste des avis. Prenant plus particulièrement l’exemple du modèle américain, il démontre que le système actuel manque de légitimité « sacrée » ou le « Ciel » qui fait partie de la Voie Royale. Celle-ci est également constituée de la « terre », soit l’histoire et la culture du peuple et « l’homme », soit la volonté et souveraineté du peuple. Selon lui, l’absence de ces trois critères dans un gouvernement baisse non seulement sa légitimité mais est aussi éfficace qu’à court terme car la démocratie a tendance à davantage se fixer sur le désir primaire du peuple sans prendre en compte la culture du pays et les anciennes pratiques gouvernementales pour pouvoir évoluer vers le meilleur à long terme.
Il faut cependant selon lui également prendre en compte l’importance de l’équilibre entre ces trois légitimités dans la mesure où l’autorité de un seul ne pourra être que nocif pour le pays et le peuple, générant ainsi une fragilité constante du régime imposé. La démocratie est, comme il explique, à base d’une conception intellectuelle tenant sur un contrat social, en manque de profondeur issue de l’histoire du pays qu’il considère indispensable pour la gouvernance de celui-ci.
Jiang Qing ne rejette pourtant pas totalement la démocratie car autant qu’il puisse démontrer que la Voie royale est supérieure à la démocratie, il est acceptable est même favorable pour le peuple d’en être renseigné pour donner son avis car telle est la légitimité de l’homme faisant partie de la Voie royale et l’ignorer serait contradictoire à ses propos.
2016/02/17
Zheng Ning, "Who are Intellectuals?"
Mariana Darvenne
Billet de Blogue 2
Zheng Ning, "Who are Intellectuals?" Contemporary Chinese Thought 46.1 (Hiver 1997-98): 55-62. Texte original publié en 1994.
Zheng Ning est un auteur chinois intéressé par les lois de médias et l’impact du web sur l’information et sa protection. Lors de années 1990, la Chine fait face à une transition politique qui va toucher toutes les strates de la société, inclusivement les intellectuels. Comme nous l’avons vu, lors du régime maoïste ils étaient poursuivis par l’État et la population. Avec la chute du régime, cela va changer et ils ont une nouvelle place dans la société. Cependant, ils doivent faire face à une société en transition qui passe par la croissance économique. Le marché chinois devient très important et a besoin, par exemple, de livres et œuvres pour vendre, la demande n’est plus la même. L’auteur voit les nouveaux produits vendus comme de la culture de « masse » ou « vulgaire ». Il comprends que la société est en transition et en conséquence les produits des intellectuels. Zheng Yang va donc se demander qui sont ces nouveaux intellectuels de Chine.
Dans un premier temps, l’auteur remarque que pendant cette nouvelle phase il y a un manque de valeurs morales et il faut donc s’adapter aux nouvelles demandes tout en créant un nouveau système de valeurs qui sera développé par les intellectuels qui sont vu comme les « descendants » ou remplaçants des literati. Toutefois, ceux-ci avaient un rôle dans la société très spécifique contrairement aux intellectuels des années 1990, même si on espérait d’eux la mission et la responsabilité pour porter la moralité et l’installer dans la nouvelle société. Le commerce pris de plus en plus de place dans la société et divisa la strate des intellectuels, qui passèrent inconsciemment ou consciemment à abandonnent leur mission de créer une nouvelle culture ou qui persistent et ainsi survivent. Cependant, pour survivre ils doivent mettre leurs produits sur le marché et ainsi casser leur tradition avec les literati. À ce point, l’auteur comprends que les intellectuels n’avaient pas vraiment cette responsabilité d’utiliser leurs écrits moraux pour maintenir la valeur du système de la société ce furent des attentes idéalisées envers eux. De plus, Zheng Ning remarque qu’aujourd’hui il y a même un retour en arrière vers la culture de la révérence verbale envers les objets sacrés et même l’auto dénigrement sont en vogue.
Billet de Blogue 2
Zheng Ning, "Who are Intellectuals?" Contemporary Chinese Thought 46.1 (Hiver 1997-98): 55-62. Texte original publié en 1994.
Zheng Ning est un auteur chinois intéressé par les lois de médias et l’impact du web sur l’information et sa protection. Lors de années 1990, la Chine fait face à une transition politique qui va toucher toutes les strates de la société, inclusivement les intellectuels. Comme nous l’avons vu, lors du régime maoïste ils étaient poursuivis par l’État et la population. Avec la chute du régime, cela va changer et ils ont une nouvelle place dans la société. Cependant, ils doivent faire face à une société en transition qui passe par la croissance économique. Le marché chinois devient très important et a besoin, par exemple, de livres et œuvres pour vendre, la demande n’est plus la même. L’auteur voit les nouveaux produits vendus comme de la culture de « masse » ou « vulgaire ». Il comprends que la société est en transition et en conséquence les produits des intellectuels. Zheng Yang va donc se demander qui sont ces nouveaux intellectuels de Chine.
Dans un premier temps, l’auteur remarque que pendant cette nouvelle phase il y a un manque de valeurs morales et il faut donc s’adapter aux nouvelles demandes tout en créant un nouveau système de valeurs qui sera développé par les intellectuels qui sont vu comme les « descendants » ou remplaçants des literati. Toutefois, ceux-ci avaient un rôle dans la société très spécifique contrairement aux intellectuels des années 1990, même si on espérait d’eux la mission et la responsabilité pour porter la moralité et l’installer dans la nouvelle société. Le commerce pris de plus en plus de place dans la société et divisa la strate des intellectuels, qui passèrent inconsciemment ou consciemment à abandonnent leur mission de créer une nouvelle culture ou qui persistent et ainsi survivent. Cependant, pour survivre ils doivent mettre leurs produits sur le marché et ainsi casser leur tradition avec les literati. À ce point, l’auteur comprends que les intellectuels n’avaient pas vraiment cette responsabilité d’utiliser leurs écrits moraux pour maintenir la valeur du système de la société ce furent des attentes idéalisées envers eux. De plus, Zheng Ning remarque qu’aujourd’hui il y a même un retour en arrière vers la culture de la révérence verbale envers les objets sacrés et même l’auto dénigrement sont en vogue.
Liu Xiabo "Internet et moi"
Billet de Kenta Mouphas
Liu Xiabo "Internet et moi", Vivre dans la vérité, Paris, Gallimard: p.352
Liu Xiabo est un professeur d'université, un écrivain et militant des droits de l'homme de l'ère des réformes en Chine. Il fut le lauréat du prix Nobel de la paix en 2010 pour récompenser "ses efforts durables et non-violents en faveur des droits de l'homme en Chine". En 2009, il fut emprisonné pour sa participation à la Charte 08, où il critique le régime totalitaire chinois.
Dans "Internet et moi", Liu Xiabo partage son expérience et ses opinions sur son introduction à l'Internet. Il était d'abord réticent à l'usage de l'ordinateur. N'arrivant pas à se familiariser avec, il préfère donc l'encre et le papier pour écrire ses articles. Pourtant, avec les encouragements de ses amis, il découvre les bienfaits de cette nouvelle technologie. Sa vie d'écrivain dissident au régime chinois est facilitée, ses articles sont plus accessibles à l'étranger et les chances que ses articles soient interceptés sont moindres. De plus, la communication avec ses pairs plus aisée et les réponses des rédacteurs plus rapides avec les e-mails. Il est en effet difficile de bloquer totalement l'Internet, ce qui permet à la population de s'en servir comme outil de discussion et d'échanges ainsi que comme moyen d'accès à l'information.
Liu Xiabo "Internet et moi", Vivre dans la vérité, Paris, Gallimard: p.352
Liu Xiabo est un professeur d'université, un écrivain et militant des droits de l'homme de l'ère des réformes en Chine. Il fut le lauréat du prix Nobel de la paix en 2010 pour récompenser "ses efforts durables et non-violents en faveur des droits de l'homme en Chine". En 2009, il fut emprisonné pour sa participation à la Charte 08, où il critique le régime totalitaire chinois.
Dans "Internet et moi", Liu Xiabo partage son expérience et ses opinions sur son introduction à l'Internet. Il était d'abord réticent à l'usage de l'ordinateur. N'arrivant pas à se familiariser avec, il préfère donc l'encre et le papier pour écrire ses articles. Pourtant, avec les encouragements de ses amis, il découvre les bienfaits de cette nouvelle technologie. Sa vie d'écrivain dissident au régime chinois est facilitée, ses articles sont plus accessibles à l'étranger et les chances que ses articles soient interceptés sont moindres. De plus, la communication avec ses pairs plus aisée et les réponses des rédacteurs plus rapides avec les e-mails. Il est en effet difficile de bloquer totalement l'Internet, ce qui permet à la population de s'en servir comme outil de discussion et d'échanges ainsi que comme moyen d'accès à l'information.
2016/02/16
Liu Xiaobo, «Derrière le miracle économique chinois»
Billet de Véronique Jolly
Liu Xiaobo, «Derrière le miracle économique chinois», Vivre dans la vérité, Gallimard, Paris, 2012, p.159
Liu Xiaobo est un écrivain et professeur, mais surtout un fervent défenseur des droits de l’Homme en Chine né en 1955. Il est professeur invité à l’université de Columbia à New York lorsque surviennent les évènements de Tian’an men et décide de retourner en Chine pour se joindre au mouvement contestataire. Non tant par ses actions, c’est plutôt par ses écrits pacifistes que Liu Xiaobo milite pour les droits de l’Homme et prône la fin du régime autoritaire chinois. La rédaction de la Charte 08, un manifeste critique envers la proximité des institutions chinois avec le pouvoir lui vaudra une condamnation à 11 ans de prison pour subversion du pouvoir de l’État en 2009. C’est également pour son militantisme pacifiste qu’on lui décernera en 2010 le Prix Nobel de la Paix, alors même qu’il est incarcéré.
Derrière le miracle économique chinois fait partie de nombreux textes écrits par Liu Xiaobo avant son incarcération et rassemblés en un recueil (Vivre dans la vérité) publié par Gallimard en 2012 dans le but de rappeler au public la lutte que mène l’écrivain. Dans ce texte, il raconte que c’est Deng Xiaoping le premier qui a promis une émancipation de la Chine par l’économie afin de maintenir l’ordre politique. Il dénonce le fait que l’économie chinoise a, depuis ce temps, toujours été étroitement liée au pouvoir, et que sous le «miracle économique chinois» se cache en réalité la corruption et l’injustice. C’est de ce fait cette avidité de richesse des plus puissants qui est la cause de la rapidité anormale avec laquelle s’est développée l’économie chinoise. Afin d’appuyer sa thèse, il dénote une particularité à cette économie dont les principes sur lesquels elle se fonde, soit la marchandisation et la privatisation, ne reposent pas sur les lois, mais plutôt sur le pouvoir, les riches étant ainsi protégés par l’état. Les liens étroits qu’entretiennent les plus riches avec le gouvernement ne profitent donc seulement qu’à cette classe aisée, et cette économie se développe au détriment «des droits de l’individu et du bien public».
Liu Xiaobo, «Derrière le miracle économique chinois», Vivre dans la vérité, Gallimard, Paris, 2012, p.159
Liu Xiaobo est un écrivain et professeur, mais surtout un fervent défenseur des droits de l’Homme en Chine né en 1955. Il est professeur invité à l’université de Columbia à New York lorsque surviennent les évènements de Tian’an men et décide de retourner en Chine pour se joindre au mouvement contestataire. Non tant par ses actions, c’est plutôt par ses écrits pacifistes que Liu Xiaobo milite pour les droits de l’Homme et prône la fin du régime autoritaire chinois. La rédaction de la Charte 08, un manifeste critique envers la proximité des institutions chinois avec le pouvoir lui vaudra une condamnation à 11 ans de prison pour subversion du pouvoir de l’État en 2009. C’est également pour son militantisme pacifiste qu’on lui décernera en 2010 le Prix Nobel de la Paix, alors même qu’il est incarcéré.
Derrière le miracle économique chinois fait partie de nombreux textes écrits par Liu Xiaobo avant son incarcération et rassemblés en un recueil (Vivre dans la vérité) publié par Gallimard en 2012 dans le but de rappeler au public la lutte que mène l’écrivain. Dans ce texte, il raconte que c’est Deng Xiaoping le premier qui a promis une émancipation de la Chine par l’économie afin de maintenir l’ordre politique. Il dénonce le fait que l’économie chinoise a, depuis ce temps, toujours été étroitement liée au pouvoir, et que sous le «miracle économique chinois» se cache en réalité la corruption et l’injustice. C’est de ce fait cette avidité de richesse des plus puissants qui est la cause de la rapidité anormale avec laquelle s’est développée l’économie chinoise. Afin d’appuyer sa thèse, il dénote une particularité à cette économie dont les principes sur lesquels elle se fonde, soit la marchandisation et la privatisation, ne reposent pas sur les lois, mais plutôt sur le pouvoir, les riches étant ainsi protégés par l’état. Les liens étroits qu’entretiennent les plus riches avec le gouvernement ne profitent donc seulement qu’à cette classe aisée, et cette économie se développe au détriment «des droits de l’individu et du bien public».
Liu Xiaobo, "Derrière le miracle économique chinois"
Billet de Maxime Lagacé
Liu Xiaobo, "Derrière le miracle économique chinois," Vivre dans la vérité, Gallimard, 2012, p.159-166
L’image que reflète Liu Xiaobo est l’image typique d’un personnage de la scène publique internationale qui est vu comme un défenseur des droits de l’homme par certains pays et de traitre à la patrie dans son pays natal. Liu Xiaobo est avant tout un écrivain, un professeur à l’université et un militant important dans le combat pour les droits de l’homme. Il a été un des nombreux signataires de la Charte 08. Cette charte demande essentiellement une réforme politique et un mouvement démocratique en Chine. C’est à la suite de la parution de cette charte qu’il va être emprisonné par le gouvernement chinois sous le chef de suspicion et d’incitation à la subversion du pouvoir de l’État. Son emprisonnement va soulever un tollé de réactions à travers le monde pour qu’il soit libéré. Par la suite, il va recevoir le prix Nobel de la paix en 2010 pour son œuvre pour son combat pour obtenir plus de droits pour les hommes en Chine. Cet honneur va faire en sorte qu’une mini crise diplomatique va éclater entre la Chine et les pays qui soutiennent Liu Xiaobo. Il ne pourra pas assister à la cérémonie puisqu’il est encore, à ce jour, emprisonné en Chine.
Le texte de Liu Xiaobo nous renseigne sur sa vision de l’évolution de l’économie chinoise depuis les années 80 jusqu’à aujourd’hui. Plus précisément, les politiques qui ont suivi les manifestations de la place Tian’anmen. Il critique particulièrement les agissements du gouvernement chinois envers les hauts placés de la société qui se partage l’argent et le pouvoir contrairement au reste de la population. Il dénonce les motivations du gouvernement de Deng Xiaoping de vouloir mettre de l’avant une stratégie économique forte pour récupérer sa légitimité du pouvoir en créant une stabilité politique.
Liu Xiaobo, "Derrière le miracle économique chinois," Vivre dans la vérité, Gallimard, 2012, p.159-166
L’image que reflète Liu Xiaobo est l’image typique d’un personnage de la scène publique internationale qui est vu comme un défenseur des droits de l’homme par certains pays et de traitre à la patrie dans son pays natal. Liu Xiaobo est avant tout un écrivain, un professeur à l’université et un militant important dans le combat pour les droits de l’homme. Il a été un des nombreux signataires de la Charte 08. Cette charte demande essentiellement une réforme politique et un mouvement démocratique en Chine. C’est à la suite de la parution de cette charte qu’il va être emprisonné par le gouvernement chinois sous le chef de suspicion et d’incitation à la subversion du pouvoir de l’État. Son emprisonnement va soulever un tollé de réactions à travers le monde pour qu’il soit libéré. Par la suite, il va recevoir le prix Nobel de la paix en 2010 pour son œuvre pour son combat pour obtenir plus de droits pour les hommes en Chine. Cet honneur va faire en sorte qu’une mini crise diplomatique va éclater entre la Chine et les pays qui soutiennent Liu Xiaobo. Il ne pourra pas assister à la cérémonie puisqu’il est encore, à ce jour, emprisonné en Chine.
Le texte de Liu Xiaobo nous renseigne sur sa vision de l’évolution de l’économie chinoise depuis les années 80 jusqu’à aujourd’hui. Plus précisément, les politiques qui ont suivi les manifestations de la place Tian’anmen. Il critique particulièrement les agissements du gouvernement chinois envers les hauts placés de la société qui se partage l’argent et le pouvoir contrairement au reste de la population. Il dénonce les motivations du gouvernement de Deng Xiaoping de vouloir mettre de l’avant une stratégie économique forte pour récupérer sa légitimité du pouvoir en créant une stabilité politique.
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